Des appareils, j'en ai eu beaucoup. Mais certains ont compté beaucoup plus que d'autres...



D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été attiré par la photographie.
Dès la primaire, puis au collège, je ne manquais pas une occasion d'utiliser mon appareil.
Classes vertes, voyages scolaires, sorties de fin d'année, pour moi tout était prétexte à faire des images. Elles étaient très réussies selon mes critères de l'époque, à ne montrer sous aucun prétexte pour mes critères actuels !
Je me souviens bien de mon premier (vrai) appareil, un Hanimex 35 S. Petit boitier très simple, tout automatique, pas de réglages, excellente optique (mais je n'en savais strictement rien à l'époque). Il me suivit de nombreuses années.


Puis vinrent mes 18 ans, et avec eux mon tout premier appareil réflex, un Minolta X 700 entièrement manuel, aucun mode automatique, pas d'autofocus et très compliqué d'utilisation pour quelqu'un qui ne maitriserait pas les bases de la photographie (moi).
Il m'a donc fallu de la pratique, beaucoup de pratique, des tâtonnements, des essais, à vrai dire, presque une année avant de comprendre les effets des différents réglages et de le maîtriser dans son ensemble.
Cette formation autodidacte me coûta des dizaines de pellicules et de développements, que ce soit photos ou diapos.
Puis, une fois la bête apprivoisée, vinrent les dépenses collatérales. Objectifs, filtres, trépied, etc...
J'avais déjà à cette époque une prédilection pour les photos de nuit.
Cet appareil fut mon compagnon pendant 5 ans. Je l'ai encore, je le conserve précieusement, j'y suis très attaché.


En 1995, mon vieux Minolta commence à me sembler un peu désuet, et pour la première fois je fais l'acquisition d'un appareil "moderne" et performant, le Canon Eos 50 E. Avec lui j'accède à une vraie technologie. Rembobinage de la pellicule motorisé, autofocus, flash d'appoint, c'est un pas de géant par rapport à mon vieux réflex manuel.
Cet appareil m'a suivi dans beaucoup de pays, dans beaucoup d'activités, il a été une immense source de plaisir et de satisfaction pour moi.
J'ai acheté des objectifs, beaucoup de matériel, déclencheur à distance, filtres, flash, le vrai petit équipement du photographe passionné.
Les capacités techniques de ce réflex étaient en parfaite adéquation avec ma pratique du moment.
Je m'en suis servi intensivement durant 10 ans, jusqu'à ce qu'en 2005, la totalité de mon matériel photo me soit volé dans le coffre de ma voiture...


Après ce drame (pour moi c'était une catastrophe, j'en ai pleuré), les argentiques n'étaient plus dans la course, les appareils numériques avaient envahi le marché. Je n'en voulais pas, je voulais mes bonnes vieilles pellicules. Mais il m'a bien fallu me rendre à l'évidence, ce temps-là était révolu.
J'ai donc acquis un petit appareil compact numérique. Puis deux. Puis trois. Plus d'une dizaine en tout. Deux Canon, 8 Panasonic, 2 Olympus...
Et oui, le numérique c'est moderne et pratique mais c'est fragile. Très fragile... Ils duraient rarement plus d'un an (d'où le nombre).
Suite à ces nombreuses déceptions, j'ai testé les hybrides, plus performants et plus résistants.
D'abord un Panasonic Lumix GF6 puis un Olympus OM-D E-M1, particulièrement efficace et qui répondait bien à mes attentes. Je l'ai gardé 3 ans.


Oui mais voilà...
Aussi performant qu'était cet hybride, il avait un défaut très gênant pour moi, ses performances en photos de nuit laissaient à désirer.
J'ai donc finalement pris la décision d'accéder à ce qui pour moi était le Graal, m'offrir LE réflex numérique, l'incontournable Canon Eos 5D mark IV.
Cet appareil m'a toujours fait rêver depuis la première version il y a plusieurs années. J'ai fini par acquérir la version IV.
Et depuis que j'utilise ce boitier, le plaisir est total. Je peux m'adonner sans limite à la photographie souterraine en particulier mais aussi à beaucoup d'autres pratiques comme la macro, le paysage, etc... Il me convient parfaitement et je n'ai pas la moindre envie d'en changer un jour.



Pour conclure, vous trouverez donc sur ce site le genre de photos que j'ai plaisir à faire, donc nettement plus axé nature au sens large que portraits, "street photography" ou sports pour ne citer que quelques catégories sur la multitude existante.
Beaucoup sont très doués pour cela, je leur laisse volontiers le créneau.
Moi pour ma part, je n'ai aucune prétention photographique, je rassemble ici les clichés que je préfère et que j'ai pris plaisir à composer, rien de plus.
N'oublions pas qu'en matière de photo, tout est subjectif !


Laurent Valette.